LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE
septembre 21st, 2009 | Published in CAPOEIRA
LE BERIMBAU – MAITRE DE LA RODA
Le Berimbau est l’instrument principal dans la Capoeira et détermine le ritme et le genre de jeu dans la roda. Le berimbau est fait d’un « arc », qu’on appelle « verga », en bois dur, et est monté d’un fil d’acier, appelé « arame », qui provient d’habitude d’un vieu pneu.Afin d’obtenir le son résonnant du berimbau, une « caisse » de résonnance y est attaché. Celle-ci est communément faite d’une calebasse séchée et est connue sous le nom de « cabaça ».Un caxixì (un shaker/hochet) est utilisé avec un bâton d’environ 35 cm appelé « baqueta ».Le son est produit en frappant la baqueta contre la corde du berimbau. En outre un « dobrão » (pièce) est appuyé contre l’arame pour produire différents tons.
Il existe trois types berimbau:
Gunga (ou Bera Boi) :
Qui a le son le plus grave, joue le role de la basse; il garde le ritme et joue la mélodie de base. Le gunga est le plus grand des trois berimbaus.
Medió (aussi appelé centro, berimbau de centro ou berimbau médio) :
complète le gunga en gardant le ritme et est le berimbau de taille et ton moyen.
Viola (ou violinho):
est le berimbau avec le son le plus aigu; il est responsable de l’improvisation. Le berimbau viola est ordinairement qualifié comme le plus difficile à jouer.Les rythmes produits par les berimbaus, connus sous le nom de toques, déterminent le jeu dans la roda. Dépendant du rythme, les capoeiristes joueront un jeu lent et rusé, vite et agressif ou ouvert et harmonieux. Il y a beaucoup de toques de berimbau et quelques uns sont commun à toutes les écoles tandis que d’autres ne sont utilisés que par quelques groupes.Dans la roda de capoeira celui qui « parle » le plus fort est le berimbau! Les autres instruments sont des accompagnements ou des conducteurs de rythme, et ne peuvent jamais couvrir le son du berimbau.
LES AUTRES INSTRUMENTS
L’AGÔGÔ
L’agôgô est une double cloche que l’on utilise traditionnellement dans beaucoup de styles de percussions (africains, afro-cubains et afro-brésilien…). Cet instrument est surtout un élément indissociable des cultes Vaudou, qui ont traversé l’océan atlantique avec les esclaves. Les cloches agogo sont utilisées dans diverses musiques latines mais principalement dans les sections de batucada et la capoeira. Elles apportent la brillance nécessaire à l’équilibre des nombreuses sonorités de la « bateria ». L’agogô est une paire de clarines à timbre différent attaché à une poigné commune et dont on joue d’un baton tenu dans l’autre main. Traditionnellement cet instrument était fait d’une diversité d’objets métalliques jetés, comme des conserves ou des pièces de machines, qui étaient transformées tant bien que mal en instrument.Il s’agit d’un instrument fréquemment utilisé dans des orchestres de percussions (africains, afro-cubains et afro-brésilien…). L’agogô ne se voit pas toujours dans la roda, mais lorsqu’il est présent, il s’intègre à merveille. Il a un ton très clair qui dépasse celui de tous les autre instruments.
LE RECO RECO
Le reco-reco est une ajonction assez récente à la roda. Il est traditionnellement fabriqué à partir d’une tige creuse, comme de la canne à sucre ou du bambou, d’une longueur d’environ 30cm. Il peut aussi être coupé d’un morceau de bois. La surface est cannelée et on la frotte d’un baton en bois ou en métal pour obtenir un son perçan mais grenu. dans des roda’s dans la rue, il est souvent remplacé par tout ce qui a une surface cannelée comme des grillages ou des bouteilles en plastique.Le reco-reco ne se voit pas beaucoup dans les roda’s mais n’est pas étranger. De petits reco-reco’s ont tendance à se perdre dans le bruit des autres instruments mais un grand reco-reco bien fait portera plus loin et ajoutera un caractère bien à lui. On est pas limité à grotter la surface, on peut aussi la taper et un joueur est capable d’autant d’improvisations avec cet instrument qu’avec un autre.
L’ATABAQUE
L’atabaque serait un instrument d’origine arabe, introduit en Afrique par les marchants qui entraient dans le continent en traversant les pays du Nord. Il semble que l’atabaque fut le premier instrument utilisé dans la capoeira, bien avant le berimbau.Il est genralement fait de bois tel que le jacaranda, cedre ou acajou taille en bandes larges serrees les unes contre les autres par des arcs de fer de differents diametres qui, de bas en haut, donnent a l’atabaque une forme conique – cylindrique.Sa base est plus fine que le sommet ou des crochets de fer (ces crochets peuvent etres remplace par des cordelettes) tendent un morceau de cuir de boeuf.L’atabaque maintient le rythme du jeu. Le gunga dicte la vitesse et le type du jeu, mais l’atabaque maintient ce rythme même lors d’une variation occasionnelle du gunga.Il n’y a qu’un atabaque dans une roda de capoeira, et il est le plus souvent placé à gauche du gunga.Bien que l’atabaque peut être un instrument fort, il ne pourrait pas dépasser le son des berimbaus. Il doit accompagner les berimbaus, non les dominer.
LE PANDEIRO
le pandeiro est aujourd’hui très utilisé dans les divers types de musiques brésiliennes.C’est un instrument de percussion, d’origine indienne, fait d’un cylindre de bois de quelques centimetre de hauteur, surmonté d’une peau de chèvre, de forme arrondie. Sur la circonférence du bois sont integrés des petites cymbales.De nos jours, la peau de chèvre utilisée pour le pandeiro est parfois remplacée par une peau synthétique.Il fut introduit au Brésil par les Portugais qui l’utilisaient pour accompagner leur processions religieuses.Le rôle du pandeiro dans la musique est d’accentuer le « beat » grave et profond de l’atabaque avec son son plus haut et plus aigu. Les symbales creent une riche texture dans le beat. C’est un des instruments essentiels dans la roda.